Le transhumanisme trouve en grande partie son berceau dans la Silicon Valley, au sein d’un écosystème façonné par des ingénieurs souvent issus de ce que Steve Silberman, dans son ouvrage NeuroTribes (2015), appelle la « neuro-tribu » — une culture technologique marquée par des profils cognitifs atypiques, au premier rang desquels les esprits de type Asperger.

Porté par cette vision technicienne, le transhumanisme promet une « immortalité technologique » et rêve de transférer l’esprit humain vers la machine. Mais ce projet, sous ses allures futuristes, redéfinit dangereusement ce que signifie être humain.

En externalisant la conscience dans le silicium, ne risque-t-on pas de dissoudre l’expérience incarnée, cette mémoire profonde et subtile qui constitue notre condition spirituelle ? À vouloir vaincre la mort par la technologie, ne court-on pas le risque d’abolir l’essence même de l’âme humaine ? Bruno Lacroix

Grâce à mon ami Ivsan, j’ai découvert l’analyse de Jacques Ellul : dans son ouvrage « la subversion du christianisme », elle m’a fait comprendre comment l’histoire du christianisme a pu engendrer une civilisation presque inversée par rapport au message biblique. Les fautes qu’on attribue à la chrétienté ne viennent pas de l’Évangile, mais de ce que l’Église en a fait au fil des siècles. On a même fini par adapter la Révélation aux pratiques ecclésiales, comme si le texte devait justifier l’institution. Ce n’est plus une simple dérive : c’est une contradiction profonde, une véritable subversion du message originel. Cet ouvrage m’inspire l’écriture de ces lignes, à l’heure où bientôt résonneront les trompettes d’une apocalypse imminente, annonciatrice d’une révélation. .. Bruno Lacroix

Et si l’athérosclérose ne commençait pas par le cholestérol, mais par nos protéines ? C’est l’hypothèse audacieuse de Lothar Wendt en 1981 : un excès protéique alimentaire pourrait saturer le transport vasculaire et provoquer des dépôts initiaux dans la paroi artérielle, ouvrant la voie à l’inflammation et aux plaques. Une vision originale, presque oubliée, mais qui invite à repenser l’alimentation et la prévention cardiovasculaire.« Protein transport and protein storage in etiology and pathogenesis of arteriosclerosis » (L. Wendt, Th. Wendt, A. Wendt), publiée dans Z. Ernährungswiss. / Journal of Nutritional Sciences, vol. 20, March 1981, pp. 1–43. BL

Avec plus de trente ans d’expérience en tant que directeur scientifique dans des laboratoires de compléments alimentaires, j’ai pu constater à quel point la qualité sur le marché du complément alimentaire que cela peut peut varier d’un produit à l’autre. Cette expertise m’a rendu particulièrement vigilant : tous les compléments ne se valent pas. Choisir une formulation fiable, bien dosée, pure et scientifiquement validée n’est pas un luxe, mais une nécessité. BL

Bientôt paraîtra mon nouveau Guide de Physiologie Mitochondriale Avancée, de Bioénergétique Clinique et de Classification Fonctionnelle des Types Mitochondriaux, édité par le Laboratoire Oronalys.

À la suite des dernières conférences, et face à la demande croissante de nos thérapeutes, nous avons développé des outils pratiques intégrant chaque dimension des différents types mitochondriaux : types évalués par des questionnaires spécialisés ainsi que par des analyses sanguines et urinaires.

L’idée selon laquelle « toutes les mitochondries ont les mêmes besoins » est séduisante… mais profondément fausse.

En réalité, chaque individu possède un type mitochondrial unique, une véritable signature fonctionnelle influencée par l’âge, l’état hormonal, le niveau de stress, la charge inflammatoire, le sommeil, les maladies chroniques, les variantes génétiques et même la structure psychoneuroendocrinienne.

Ainsi, un même nutriment ou stimulant peut relancer puissamment l’énergie chez l’un… mais épuiser, exciter ou fragiliser un autre.

On ne soigne pas « des mitochondries » :

on soigne la relation entre un organisme et ses mitochondries.

Keep in touch,

Bruno Lacroi

Au cœur de chaque cellule, bien avant que nous ayons un nom, un âge ou une histoire, il existe une chorégraphie silencieuse : l’OXPHOS mitochondriale.C’est un ballet d’électrons, un courant invisible qui pulse à travers la chaîne respiratoire comme un souffle primordial. Sans bruit, sans éclat, cette danse millimétrée convertit l’oxygène que nous respirons et les nutriments que nous mangeons en l’impulsion la plus intime de la vie : l’ATP.

On présente souvent les mitochondries comme de simples « centrales énergétiques ». C’est une formule commode, mais terriblement réductrice. Car l’OXPHOS n’est pas une usine. C’est une mécanique quantique organisée, un alignement improbable de gradients, de protéines, de charges électriques, dont la moindre déviation peut altérer la vitalité de tout un organisme.

Dans cette mécanique intime, que se trouve l’un des secrets de la longévité. Car optimiser OXPHOS, ce n’est pas “booster” quelque chose : c’est restaurer une danse millénaire, affiner l’accord entre respiration, métabolisme et signalisation cellulaire

L’OXPHOS n’est pas une mode : c’est la condition même de la vie. C’est la danse qui nous anime, qui nous maintient en mouvement, et que nous avons le privilège, encore aujourd’hui de pouvoir écouter, étudier et réparer. « keep in touch ». Bruno Lacroix

Chaque forme de vie, de la cellule bactérienne à l’être humain pensant, repose sur un miracle bioénergétique discret : l’OXPHOS (phosphorylation oxydative).

Sans lui, pas d’étincelle, pas de mouvement, pas de pensée.

Il ne produit pas seulement de l’ATP : il produit le champ énergétique dans lequel émergent la signalisation, la sensibilité, l’organisation… et probablement une part de la conscience cellulaire. Si tu as un doute, essaye l’anesthésie générale : inhibition direct de plusieurs complexes de la chaîne respiratoire, et c’est précisément ce qui explique une grande partie de la « déconnexion » de la conscience pendant l’anesthésie. BL