En 1997, on parlait de conférences « anti-cortisol ». À l’époque, cette hormone était désignée comme l’ennemi absolu, la bête noire qu’il fallait abattre. Les cadors de l’endocrinologie étaient présents, et tout le monde y croyait. Mais la science avance, elle se corrige, elle nuance. Aujourd’hui, on sait que le cortisol n’est ni bon ni mauvais en soi : il est tout simplement extraordinaire, parce que tout dépend du contexte.
À cette époque, il n’y avait pas de réseaux sociaux. Pour comprendre, il fallait du temps, de la rigueur, de la patience : les vrais chercheurs prenaient leur voiture, allaient dans les bibliothèques universitaires et passaient des heures à lire, comparer, approfondir. Je regrette cette époque…
Aujourd’hui, place à l’homme superficiel de l’immédiateté est donc celui qui vit dans l’instant comme un consommateur d’émotions et d’informations, persuadé de tout savoir mais condamné à tout oublier aussitôt. L’homme superficiel; Il ne cherche plus la profondeur, la complexité ni la contradiction Tout doit être simple, accessible, instantanément « compréhensible ». Le savoir est confondu avec l’accès immédiat à l’information : un clic, une recherche rapide, remplacent l’étude et la réflexion. Le rythme lent de l’apprentissage, de la maturation, du doute est balayé. Et c’est cela, malheureusement, que l’on retrouve massivement sur les réseaux sociaux. Peut-être suis-je aussi coupable de vouloir y jeter mes propres pensées…la question, j’y pense , fermer ou partager ma boutique.
